le joueur a toujours raison

Le Joueur  de Pétanque

 pierrot le joueur de Pétanque a toujours raison. S’il ne gagne pas le point ou la partie, il pourra sans difficulté attribuer la responsabilité de l’échec à l’une des causes suivantes :

  1)      - Le terrain en général.

-         Qu’il soit « tracé ou  libre », le terrain est toujours un problème. Il est trop sec et dur, ou trop humide et collant. Il est penché dans le mauvais sens. Il est raviné ou trop plat. Il est trop à l’ombre ou au soleil, ou les deux à la fois. Il est goudronné, trop caillouteux ou trop sablonneux (c’est la dune !).

-         Le caillou en particulier peut se transformer en  graton maléfique, qui  freinera ou détournera la boule de sa trajectoire, et toujours dans la mauvaise direction.

-         Sous un arbre, les brindilles et les gratons dévieront sournoisement la boule..

-         Pire que le caillou, le graton , la racine est particulièrement dangereuse car invisible. La racine souterraine transforme un beau terrain plat en un champ de mines qui feront exploser la boule ou tout au moins la dévier .

-         Encore pire que la racine, la plaque de béton ou le morceau de ferraille enterré sous le terrain de jeu lors de travaux de construction antérieurs. Même effet  et même remède que plus haut, ou se munir d’un détecteur de métal, vulgairement appelé poêle à frire par les démineurs.

2)      - La main.

-         Ce n’est pas la main qui lance la boule. C’est la boule qui utilise provisoirement la main comme rampe de lancement. Mal intentionnée, une boule s’échappera de la main, ou glissera. On s'excusera alors en disant à ses partenaires " elle m'a glissé ". La boule peut être trop sèche ou trop collante à cause d’une main dont le degré d’hygrométrie est mal contrôlé. Ne pas hésiter à frotter sa main contre le sol pour la sécher et comme pour flatter la terre et se la rendre favorable.

-         La main qui ne tient pas la boule doit être équipée d’un chiffon. Un chiffon peut se mouiller, pour pallier  les inconvénients décrits ci-dessus. Tenu en l'air, il permet aussi d’équilibrer le geste auguste du tireur. Contrairement  à un but, il  ne se prête pas ;  à la rigueur, comme le manteau de St Martin,  il peut se partager en deux pour secourir un  équipier dans le besoin ; en fin de carrière, un bon chiffon de bouliste (les meilleurs sont en peau de chamois) peut servir pour dépoussiérer les  chaussures. Un tireur qui vient de rater son tir pourra jeter en l'air son chiffon, en signe de désespoir en disant"putain d'adéle". 

3)      - Le bras.

-         C’est l’organe le plus important du bouliste. On a le bras ou on ne l’a pas.  On peut  l’avoir  un  le jour et  le perdre le lendemain. Un bon bras, c’est un bras droit. Malheureusement, le bras peut être tordu, les anglicistes diront twisté. Il peut aussi  être long ou court, selon le moment. Avant une partie, il faut chauffer le bras, mais pas trop, pour ne pas le fatiguer prématurément.

-         Le bras d’un tireur ne sert pas à tirer, mais à frapper la boule adverse, à la pousser, la casser en faisant un  carreau sur place. En fait, le bras sert à se faire plaisir et l’encouragement traditionnel du pointeur à son tireur est : «  allez, volontiers, fais-toi plaisir ; ». Il vaut souvent mieux rater la boule, c'est faire un trou, que de la toucher légèrement sur le côté, c’est la chiquer, ou sur le sommet, c’est faire casquette, car les conséquences peuvent en être désastreuses. Il vaut mieux aussi tirer court que long. Tirer devant, on peut espérer ramasser la boule qui est donc derrière. Mais tirer trop devant, ce n’est pas joli, même si c’est efficace. C’est un tir de vieux ; c’est un tir de rase paille. Tirer derrière c’est nul, puisque derrière, il n’y a plus rien, ou il y a la mer, ou le comptoir, car il faudra aller arroser la défaite. Il faut donc tirer juste, tirer au fer, tirer pleine gueule. Attention au danger classique d’une boule mal tirée, c’est le contre, la boule touchée allant perturber les boules avoisinantes - .

-         L’idéal, pour un tireur, c’est de tirer sur les boules adverses en ayant déjà le point assuré. C’est tirer en offensive, et non pas en défensive. Il exhortera donc son pointeur à gagner le point, à téter le petit : « allez, embouchonne !  Faut faire tirer ! c'est important!»

-         Le pointeur évitera de critiquer son tireur. Après le premier trou, il peut à la rigueur dire "c'est pas grave, ça va venir". Au deuxième trou, il vaut mieux se taire. Au troisième, regarder le ciel. Au quatrième, si on s'en sent le courage, suggérer " faudrait peut-être tourner", c'est à dire inverser les rôles.

4) – Le poignet

-         Quelque part entre le bras et la main, le poignet joue aussi son rôle. C’est le poignet qui permet de travailler la boule et de lui donner l’effet correct. Si une boule est crochée, difficile de dire si c’est la main ou le bras ou les deux qui sont responsables, alors on dira plutôt que c’est le poignet.

-         Fragile, le poignet, tout comme le bras,  peut casser. Un  bruit, un mouvement inattendu d’un spectateur,  un  joueur adverse qui laisse tomber son chiffon, se mouche ou se gratte le nez, ajuste ses lunettes ou s’essuie le front, le vol d'un oiseau ou le passage d’un animal (attention aux chiens spécialement dressés)  peuvent casser le bras et le poignet d’un tireur. Un simple regard trop appuyé peut suffire à déstabiliser un tireur émotif. Ne jamais regarder  un tireur droit dans les yeux sous peine de représailles.

5)      - Le pied.

Curieusement, on oublie souvent l’importance du pied, alors que la pétanque en tire son nom. Les pieds doivent rester « tanqués », c’est-à-dire serrés l’un contre l’autre à l’intérieur du rond. Avant le tir, un tireur frottera le sol avec son pied directeur pour s’assurer qu’il est bien en équilibre stable, un peu comme un cheval  qui s’ébroue. Il faut surveiller les pieds de l’adversaire pour voir s’il respecte le règlement et ne pas hésiter à  appeler l’arbitre pour faire annuler un tir trop favorable : « M’sieur l’arbitre, il a mordu, il est sorti du rond ».

Ici aussi, attention aux représailles

6)      - Le mental.

-     A égalité avec le bras, le mental, c’est ce qui fait le grand joueur.         

-         Si un joueur n’a pas envie de jouer, il ne gagnera pas. Il faut la rage de vaincre. On dit aussi la hargne (dans les banlieues, la haine).  Un joueur arraché  d’une partie de cntré ou du banc où il sommeillait pour compléter une équipe pourra excuser ses échecs en disant « j’n’avais pas envie de jouer », ou « j’suis rentré trop tard dans la partie ».

-         Le mental permet de jouer le jeu. , c’est à dire tirer quand il le faut et pointer quand il le faut. Si on ne joue pas le jeu, on ne peut pas gagner. Le mental différencie les petits joueurs qui sont forts dans les parties  amicales ou dites "de limonade" mais s’écroulent en compétition, des grands joueurs qui ont  besoin du stress des concours pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

-         Le mental permet de résister à la "musique" ou "tchatche" des adversaires qui parlent fort entre eux et se lamentent sur leur manque de chance ou font semblant de se disputer pour essayer de vous déconcentrer. après les salutations d’usage, il vaut mieux faire semblant de ne pas entendre et ne jamais parler à l’adversaire.

-         Il faut noter qu’une forte  gueule de bois ou un réveil tardif et pénible n’est généralement pas considéré comme des excuses valables à un mental faible.

7)      -  La chance.

 -         Vulgairement appelée " le cul", la chance est le facteur indispensable pour atteindre les sommets et la gloire des grandes finales.

-         La chance est le moteur invisible qui fait gagner une boule mal jouée, et dévier une boule bien jouée de l’adversaire. 

    On dit d’un joueur malchanceux qu’il est noir et sa collaboration sera évitée lors des compétitions importantes.

-         On dit d’une boule mal jouée qui gagne sur une boule encore moins bien jouée (un saucisson) qu’elle en a gagné une belle. Si elle est longue et passe devant le but avant de s’arrêter loin derrière, on dira qu’elle a gagné « en passant ».

-         Si la chance favorise son équipe, en particulier quand le but bouge, alors qu’il n’avait « rien à voir »,  un joueur averti saura rappeler mezzo voce que le coup était bien joué et qu’il avait été annoncé.

-         La chance se manifeste aussi au tirage. Tomber au premier tour d’un concours sur les futurs vainqueurs, c’est malchanceux. Par contre, rencontrer une petite équipe (on dit :  « tomber contre personne »), puis tirer le blanc au second tour ou sauter le cadrage, c’est chanceux.

 

Commentaires (5)

1. VuhAcecichhit 11/02/2013

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